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Le site officiel de la commune d'Ablain-Saint-Nazaire

La Vieille Église

Ablain-Saint-Nazaire a deux églises. Au centre de ce village de près de 2 000 habitants, la Nouvelle Église, lieu de culte habituel, date de l’Entre-Deux-Guerres. A l’entrée Est, la Vieille Église n’est plus qu’une ruine. Chef-d’œuvre du gothique flamboyant exécutée par Jacques Le Caron, architecte de la partie supérieure du beffroi d’Arras, elle a été construite au XVIe siècle par Charles de Bourbon-Carency, seigneur du lieu, soucieux de témoigner sa reconnaissance à Saint Nazaire qui avait contribué à la guérison de sa fille. Ablain occupe une position stratégique, au pied du plateau de Notre-Dame-de-Lorette. En octobre 1914, les Allemands s’en emparent. Les troupes françaises n’auront de cesse de reconquérir l’éperon de Notre-Dame-de-Lorette qui, avec Vimy, domine d’un côté Arras et de l’autre Lens et ses charbonnages.

Les horreurs de la guerre et les aléas de la reconstruction

Le 9 mai 1915, les Français passent à l’attaque après six jours de bombardement. Ils réussissent à percer les lignes allemandes mais ne peuvent exploiter ce succès initial. Après 15 jours de combats sauvages et la perte de 102 000 hommes, la crête de Vimy reste hors de leur portée.  Carency et Ablain, reconquis en même temps que Lorette, sont en ruines, y compris l’église Saint-Nazaire.

A la fin du conflit, la Commission des Monuments Historiques qui a classée cette église en 1908,  décide de ne pas la reconstruire : « Ces ruines émouvantes doivent être conservées comme témoin du vandalisme allemand. » Les Ablainois font remarquer que ce sont les canons français qui ont mis à bas l’édifice ; ils ont bien compris que l’État ne veut pas supporter le coût de la restauration de l’église en ruines. En 1922, la municipalité décide de construire une nouvelle église sur un terrain qui fait face à la mairie. Jusqu’à son achèvement en 1932, c’est un baraquement offert par  les Canadiens qui servira de lieu de culte provisoire.

Quant à la Vieille Église, qui menaçait de s’écrouler, les Monuments Historiques confortent ses ruines en 1983. Ainsi, elles continuent de témoigner des horreurs de la guerre et des aléas  de la reconstruction.

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